Lettre ouverte à Monsieur Pascal Décaillet

Monsieur Pascal Décaillet,

Depuis des années, vous exercez la profession de journaliste et de "petit entrepreneur". Ces qualités semblent vous autoriser à commenter l’actualité dans tous les domaines de la vie politique locale, très locale, avec quelques incursions heureusement assez rares en matière de politique internationale. A titre personnel, je vous vois davantage comme un polémiste local que comme un journaliste.

Depuis quelques temps (de pandémie), vous vous en prenez aux autorités genevoises en général et au Conseiller d’Etat Mauro Poggia en particulier – ainsi qu’à ce que vous appelez les "machins" (terme très gaullien), coupables selon vous et votre vision de la démocratie, de gouverner au détriment des "trois échelons" de la prise de décision stratégique, de déléguer l'exercice du pouvoir à la "bureaucratie sanitaire".

Plus récemment, dans un brûlot intitulé "Mauro Poggia, le petit dictateur cantonal", vous vous lâchez sans aucune retenue. Le problème de cette intervention est que vous prenez prétexte de l’actualité (en l’occurrence le style de Mauro Poggia) pour donner quelques leçons de morale et d'exercice du pouvoir.

Monsieur Mauro Poggia a pris ombrage de vos propos et vous réplique sur Facebook. Il vous reproche de tenir des propos visant à "susciter la haine". Le vieil adage dit: "qui sème le vent récolte la tempête"...

Et que faites-vous en retour? Vous vous fendez d’une lettre ouverte à Madame la Présidente du Conseil d’Etat dans laquelle vous parlez de vous en tant que "citoyen engagé dans la République". Vous vous permettez un jugement péremptoire sur son collègue élu, que je n’ose reproduire ici tant il est outrancier. Tout cela est très infantile, finalement et parle davantage de vous que de l’objet de votre ressentiment.

Il me paraît pourtant qu’à toute action correspond une réaction. C’est cette dernière, constituant une réponse à vos propres affirmations, que vous ne semblez pas apprécier à sa juste valeur. En réalité, vous avez pris une petite pichenette en retour de propos assez désobligeants. Mais il est vrai qu’il est plus facile de délivrer les coups que de les recevoir.

Et c’est assez amusant car dans votre position de journaliste, vous ne prenez aucun risque, aucune décision et ne gérez en rien les affaires de la République. Vous n'êtes engagé en rien; vous ne faites que commenter et ne menez aucune action concrète. Au temps pour le "citoyen engagé dans la République".

Si je puis me permettre un conseil, présentez-vous à une prochaine élection, il y a en effet une place à prendre au Conseil d’Etat en mars 2021. Mais attention, vous risqueriez être élu et, du coup, vous devriez agir plutôt que de causer et dispenser vos bons conseils ou injonctions. Ce serait un changement intéressant, assurément.

Avec mes salutations distinguées.

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Commentaires

  • Excellent billet, très pertinent. Merci!

    1) Samedi 14 novembre à 23h22, sur https://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2020/11/14/les-divagations-du-triste-sextuor-310675.html,
    M. Mauro Poggia a posté une mise au point que M. Décaillet a publiée. Elle se terminait ainsi:
    “La tristesse, Monsieur Décaillet, est de vous voir, semaine après semaine, sombrer dans une subjectivité qui vous éloigne toujours davantage de l’élémentaire déontologie journalistique.”
    J'ai alors posté un commentaire de mon cru, par lequel j'exprimais mon soutien aux propos tenus par M. Poggia. M. Décaillet ne m'a pas publié.

    2) Ayant lu la Lettre ouverte à Madame la Présidente du Conseil d’Etat publié hier par M. Décaillet sur son blog, je me suis à nouveau fendu d'un commentaire que j'ai essayé à plusieurs reprises de faire passer mais sans succès. Toujours le même message: “Désolé, erreur à l'envoi de ce commentaire”. Pour ceux qui n'en auraient pas déjà fait l'expérience, cela signifie que l'on a été banni du blog.

    3) Je vous livre ici la teneur de ce commentaire non délivré:
    “La liberté d'expression a des limites.
    Il est clair que nombre des propos que vous avez tenus à l'endroit de M. Poggia sur votre blog et ailleurs sont constitutifs, sur le plan civil, d'atteintes à la personnalité.
    Il est tout aussi clair, sur le plan pénal, que vous avez pour le moins diffamé M. Poggia, cela dans le but évident de lui nuire en exposant son honneur et sa réputation à la vindicte populaire.
    La hargne et l'acharnement ne sont pas du côté de M. Poggia, M. Décaillet: ils sont de votre côté. Vous êtes allé trop loin, beaucoup trop loin dans vos attaques. En réagissant à vos piques à répétition, M. Poggia n'a fait que défendre son honneur et son intégrité. Les critiques que vous lui avez adressées avec un acharnement plus que suspect sont effectivement de nature à susciter le rejet et la haine chez le lecteur et l'auditeur ou le téléspectateur moyen. Et l'on devine aisément que telle est votre intention. Il était donc normal que M. Poggia tienne à répondre à vos provocations.
    S'il devait s'ensuivre un procès, que celui-ci soit intenté par vous ou par M. Poggia, je suis prêt à témoigner en faveur de M. Poggia. Si M. Poggia a besoin d'un bon avocat, je lui recommande celui qui a défendu avec succès son collègue vaudois Pascal Broulis contre le groupe Tamedia.
    À bon entendeur.
    Écrit par : Mario Jelmini 19h46 - vendredi 20 novembre 2020”.

    4) Une heure plus tard, j'ai adressé un mail à M. Décaillet. Extrait:
    “Votre «Lettre ouverte à Madame Emery-Torracinta» parue ce jour sur votre blog «Liberté», hébergé par la Tribune de Genève (https://pascaldecaillet.blog.tdg.ch)
    20 nov. 2020 21:08
    Monsieur,
    J'ai essayé plusieurs fois de poster le commentaire ci-dessous sur votre blog mais il ne passe pas. (...)
    Malgré cela, je vous invite à publier mon commentaire ci-dessous, cela dans le cadre d'un débat ouvert tel que vous affirmez les aimer et les suscitez volontiers. Si vous ne me publiez à nouveau pas, j'en déduirai que vous n'appréciez pas la contradiction et n'acceptez que les commentaire qui vous caressent dans le sens du poil.
    J'adresse copie du présent courriel à Madame la Présidente du Conseil d'Etat ainsi qu'à M. Mauro Poggia.
    Avec mes compliments.
    --
    Mario Jelmini
    ...

    5) Ce matin, j'ai reçu un mail de renseignements qui se termine ainsi:
    “Bien à vous.
    Mauro Poggia
    Conseiller d'Etat
    Département de la sécurité, de l’emploi et de la santé (DSES)
    Rue de l'Hôtel-de-Ville 14
    Case postale 3952
    1211 Genève 3
    Tél. +41 (0) 22 327 92 00
    http://www.ge.ch/lc/dses”

  • Correction: sous ch. 5), première ligne, il faut lire “remerciements” au lieu de “renseignements”.

  • à nos Zemmour, à chaud , il fait les questions , un peu les commentaires , heureusement pas de public il ferait les applaudissements et piqure de rappel dans le MCGHI.

  • Bravo pour votre texte!
    Ca fait un moment que ce triste sire me sort par les narines.
    Il est trop souvent négatif et ne propose pratiquement rien de constructif.
    Bonne soirée!

  • Il y a plusieurs mois déjà, P. Décaillet et D. Frenkel me bloquaient l'accès aux commentaires parce que j'osais comparer le premier à une girouette et l'autre à un démagogue. À voir le tollé que leur prose inspire maintenant dans cette communauté, il ne leur reste plus qu'à se confiner des lecteurs.

  • Une parenthèse pour Mario...

    “Désolé, erreur à l'envoi de ce commentaire” ne signifie pas "que l'on a été banni du blog"...

    Un commentaire peut avoir 2 à 3 jours de retard,pour des raisons que j'ignore. J'en ai fait l'expérience à plusieurs reprises.

    Cela dit, Décaillet censure. Pour un blog nommé Liberté, c'est cool :-)

  • Merci pour cette explication, absolom.
    L'e-mail que j'ai envoyé hier vendredi à M. Décaillet, dont je n'ai reproduit ci-dessus qu'un extrait, contenait aussi cette phrase: "Probablement m'avez-vous banni après avoir récemment refusé de publier un de mes commentaires, qui faisait précisément suite à une mise au point publiée sur votre blog par le Conseiller d'État Mauro Poggia.”
    Le fait que M. Décaillet n''ait pas répondu à mon e-mail de hier pour me donner l'assurance qu'il ne m'avait pas banni de son blog donne à penser que mon hypothèse est la bonne.
    Mais peut-être M. Décaillet est-il trop bouffi d'orgueil pour répondre à un simple pékin comme moi? Quoi qu'il en soit, saluons le fait que tel ne soit pas le cas de M. Poggia.

  • @ Monsieur Jelmini. La liberté d'expression c'est cool non ?

  • Effectivement, M. Maendly: la liberté d'expression, c'est cool. Pour autant qu'elle respecte les normes légales qui la limitent et - en ce qui concerne ce forum - les «Conditions générales d'utilisation des blogs de La Tribune de Genève» (à lire sur http://webzine.blog.tdg.ch/media/00/00/353412555.pdf).
    Dans l'affaire que vous connaissez, le Tribunal de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois sera prochainement appelé à se prononcer sur cette problématique.

  • Notre Roitelet n’est pas aussi républicain qu’il s’en targue. Trop imbu de celui qu’il imagine être, prisonnier d’un sentiment de supériorité, il fait la leçon : lisez et écrivez, manants ! Et laissez-moi régner, dire ce que je pense, comme, et quand je le pense ! Une boîte de conserve sur un étal ! Un père Ubu dispensable !

  • il ne s'agit pas de commenter les postures politiques ultraconservatrices de Monsieur Decaillet , mais de relever la méthode qui n'a rien à voir avec le journalisme mais relève du propagandisme outrancier , Bolsonàchaud fait les questions et parfois les réponses , choisit les "invités" pas dérangeants y compris à gauche , je rêve d'un Maurice Clavel qui balance "monsieur le Censeur Bonsoir" un Dreuzz trois, viré par Monsieur David Frenkel au moment où j’estimais cool que Bibi Netanyahou le nomme ambassadeur d’Israël en Slovénie seul pays à avoir immédiatement félicité Trump pour sa victoire.

  • D’abord il faut toujours se souvenir que le sujet sur lequel P. Decaillet est le plus prolixe, c’est lui, sa personne, sa culture, sa carrière, ses passions, ses valeurs, etc.

    Et comme il est fier de rappeler aussi souvent qu’il le peut qu’il ne croit qu’en la guerre et qu’il déteste donc la diplomatie, ça en dit long sur cet ex journaliste devenu idéologue de l’extrême droite, qui l’adule par ailleurs.

    Et comme effectivement, on ne peut pas débattre avec ce sombre individu vu qu’il « delete » systématiquement tous les avis qui ne vont pas dans son sens, il est grand temps que les médias qui l’emploie réalisent que le journaliste curieux et brillant qu’il était, a été avalé tout cru par le « citoyen «  si libre de s’exprimer qu’il en a perdu depuis longtemps toute objectivité et responsabilité....

  • Excellent !!!

    Je ne me sens moins seule ce matin après avoir lu les réponses à votre post parce que moi aussi j'ai eu la jolie réponse ... Erreur etc ... qui n'en était donc pas une ...

    (j'avais OSE répondre au post de M. Poggia (ai été sa secrétaire pendant quelques mois ...)

    Belle journée à tous

  • Pour ceux que cela intéresse encore, Monsieur Pascal Décaillet remet ça ce matin, accusant le Conseil d'Etat d'être "servile" de devant la commission sanitaire.

    Ce que le porte drapeau de l'Alt-droite à tendance blochéro-trumpiste ignore opportunément est que ladite commission recommande et propose et que le Conseil d'Etat décide. Depuis quand serait-il interdit à des gens qui ne sont pas professionnels de la santé de prendre des décisions sans consulter? Ce serait un peu comme si on nommait Monsieur Jean-Dominique Michel au poste de médecin cantonal.

    Vraiment, Monsieur Pascal Décaillet donnerait à mourir de rire si ses propose n'étaient aussi pathétiquement dénués de tout sens commun.

  • Outre M. Jean-Dominique Michel au poste de médecin cantonal (excellente idée), je propose Mme Marie-France de Meuron à celui de Présidente du Conseil sanitaire. Cette doctoresse émérite, spécialiste ès potions magiques, a été la première à poster un commentaire au pied du billet publié ce matin par le Modérateur de la République. Un commentaire qui commence par “Vous soulignez magistralement” - c'est dire la servilité.
    Les complotistes et les conspirationnistes au pouvoir!

  • @Mario Devinez qui était "en osmose" avec l'article de P. Décaillet mis en ligne aujourd'hui. Vous devriez lui prévoir une petite place dans ce triumvirat qui s'annonce prometteur. Les idoles ont toujours besoin d'une groupie.

  • En réaction au commentaire posté par Paul à 17h42.

    Ha! ha! ha! Ha! Mdr! Osmose!
    Je sors mon dictionnaire.
    Osmose: “Mélange intime, fusion de deux éléments; interpénétration de deux phénomènes.”
    Intime! Fusion! Interpénétration! L'orgasme parfait, quoi!
    “Deux phénomènes”. Je dirai même plus: deux phénomènes de foire...

    Blague à part: la situation est grave. Il nous faut d'urgence un Conseil d'État de substitution. Celui qui est en place ne fonctionnant plus, il doit être renversé pour être remplacé par une nouvelle équipe. Le temps presse: on n'a pas le temps de s'embarrasser de considérations d'ordre juridique ou (pire) démocratique. Il faut agir! Ici et maintenant. Le peuple, c'est nous.

    Pour qu'il ait les choses bien en mains, le nouveau Conseil d'État comptera 7 membres.

    Jean-Do Michel Président, cela ne se discute pas. Lui, au moins, ce n'est pas un théoricien, c'est un homme d'action et de terrain. Il dirigera le département de la cacaphonie, qui réunira les actuels départements «de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse» (trop islamophile au goût de Mireille Vallette) et «des infrastructures» (mal structuré).

    Au Département de la justice, Michèle Herzog ne se discute pas non plus. Sa formation, sa longue expérience des injustices, sa pugnacité sans faille et ses idées révolutionnaires parlent pour elles. Pardon? Vous dites? Elle est domiciliée dans le canton de Vaud, tout comme Jean-Do? Qu'à cela ne tienne: d'une part, les Vaudois seront trop contents de les voir aller sévir ailleurs; d'autre part, les lois ça se modifie. Le nouveau Conseil d'État décrétera un moratoire sur les lois, le temps que la belle Michèle nous en concocte de nouvelles, bien plus belles que les anciennes.

    Au Département de l'innovation, qui est à créer, je propose Pierre Jenni, ancien candidat malheureux au Conseil d'État, et cela même si des gens comme Rabbit (qui est sous l'influence de Pékin) ne le comprennent pas. Pourquoi Pierre Jenni? Il faudra bien que quelqu'un raisonne, dans cet exécutif. Et puis, il a du charme, du charisme: n'a-t-il pas réussi à convaincre M. Jean-François Mabut de rouvrir une énième fois ses blogs? Par ailleurs, Pierre est sur la même ligne de Jean-Do, ce qui contribuera à la cohésion du collège, qui n'est pas gagnée d'avance.

    M. Jean-François Mabut, parlons-en: pourquoi pas Chef du «Département de la bisbille et de la zizanie», lui aussi à créer?

    Et le département du développement économique, direz-vous? Je suis de l'avis qu'il soit restitué à Pierre le Maudit, le seul qui ne traîne pas de casseroles. Dans le cadre d'une réorganisation, on fusionnera ce département avec celui des finances et des ressources humaines: dans ce domaine, Pierrot a fait ses preuves (il est même allé suivre des cours à Abu Dhabi).

    Quid du département de la cohésion sociale? Il nous faudrait quelqu'un comme Trump. Malheureusement, il n'a pas le bon passeport. Et puis, il est pris. Alors qui? On réactive Calmy-Rey? (bruit assourdissant) ok, ok, je n'insiste pas! Ah, j'ai une idée: Mme Rabbit! Elle a de l'entregent, tout en étant ferme (M. Rabbit marche à la baguette). Pour le cas, à vrai dire improbable, où Jean-Dominique déraperait, elle saurait le remettre sur le droit chemin. Un peu de sagesse orientale ne ferait pas de mal à notre République.

    Reste le département du territoire. Je propose de l'attribuer au plus ancien et fidèle commentateur de ce forum de blogs (même s'il s'est fait rare ces derniers temps, on se demande bien pourquoi), à savoir l'inénarrable Corto. Il paraît qu'il a une idée géniale: rattacher le canton de Genève aux colonies cisjordaniennes. Pourquoi pas? Selon nos sources, Netanyahou serait d'accord et Trump n'aurait rien contre. Il suffirait d'organiser un vote populaire et Joe Biden expliquera sans doute volontiers à Corto comment faire pour truquer le résultat.

    Quant à l'élégante et distinguée Patoucha, je la verrais bien Chancelière d'État et porte-parole du gouvernement. Son langage choisi la prédispose à ce poste. Là aussi, avis partagé par Benjamin Netanyahou et Donald Trump. Par contre, Erdogan est plus réticent; il met une condition: qu'il puisse soulever sa jupe.

    D'autres propositions?

  • J'abonde complétement dans votre sens. J'ai été aussi largué de son blog mais j'ai une autre explication, qui complète la vôtre. Certains egos ne supportent pas la concurrence. J'ai aussi été viré de chez Homme Libre, pour ces raisons...

  • La proposition de Mario, qui pourrait passer pour burlesquement sarcastique en première lecture, est en fait tapée au coin du bon sens. Avec ce tandem de choc aux manettes, aidé par les groupies qui les supportent sur la toile, rien que du positif à attendre, z’ont réponse à tout : les coûts de la santé d’abord baisseraient spectaculairement. Finie cette médecine technologique honnie à longueur de blogs, rien que de l’humain, de l’empathie, de l’écoute et du prêchi-prêcha.

    La pléthore médicale reconvertie aux champs pour la culture des plantes médicinales ou reformatée pour les moins obtus aux techniques des guérisseurs philippins. De même, à la casse la robotique chirurgicale, les cabinets d’imageries, au diable l’échographie, scanners à protons et autres IRM, tous ces moyens diagnostiques coûteux qui ne servent qu’à prolonger pépères et mémères en fin de course, retour à l’auscultation pure et dure.

    Réinvestissement obligatoire des actionnaires des pharmas dans un réseau de tisaneries et de distilleries d’huiles essentielles. Pour les mourants, soins palliatifs réduits à l’essentiel, c’est-à-dire de belles paroles de réconfort sur l’inéluctable exitus letalis, notre lot à tous…Suffirait de planifier un bon turn-over au crématoire de St-Georges et la crise du logement serait résolue du même coup, les jeunes pourraient enfin retrouver des apparts en centre-ville et la joie de vivre, fluidité du trafic urbain garantie par-dessus le marché. Pas beau le programme ?

  • Michel et de Meuron (non, je ne ferai pas le calembour qui me vient à l'esprit) une vraie équipe de vainqueurs, en effet.

  • Grâce à Gislebert, je me sens moins incompris.

  • J'ai toujours déploré l'usage que certains font des blogs. Pour moi ce sont des espaces de discussion rares qui permettent parfois de déverser un trop plein.
    J'en ai fait les frais avec mon refus de modérer les commentaires qui ont un peu dérapé.
    Il y a deux jours, M. Mabut a remis mes blogs en ligne, en m'écrivant que "Si vous gérez vos commentaires sans que ça parte en vrille, je veux bien vous laisser bloguer. "
    Seulement voilà, il ne m'a pas référencé et mes commentaires ne sont pas publiés. Je parle donc tout seul dans le désert.
    https://posttenebraslux.blog.tdg.ch/archive/2020/11/20/i-m-back-310842.html

    Pascal Décaillet me censure presque systématiquement. J'y ai pris goût. Il avoue sa limite ainsi et confirme sa contradiction lui qui pense être engagé dans le pacte républicain en favorisant la discussion. Il ne participe jamais aux commentaires et refuse le débat. Il y en a d'autres. Tous les journalistes se planquent derrière une pseudo-déontologie pour lancer des bombes sans se préoccuper de l'effet. Les politiques aussi sont pathétiques. Très rares sont ceux qui assument et qui ne se vexent pas à la moindre critique.

    Mon dernier commentaire sur son blog, qui a évidemment été censuré, consistait à lui faire remarquer qu'il avait mis le temps à réagir devant l'incohérence des mesures sanitaires. Il doit aussi être impacté personnellement comme la plupart des indépendants qui risquent bien de ne pas s'en remettre contrairement à ce que certains suggèrent.
    J'ai ajouté que, si c'était mieux tard que jamais, son coup de gueule est largement insuffisant. Il ne suffit pas de demander la création de commission extra-parlementaire - une commission parlementaire ne sera jamais constituée puisque les députés sont complices - mais il s'agit d'enquêter, comme devrait le faire tout journaliste qui se respecte, pour diffuser les faits, les chiffres et tous les éléments qui permettent à tout un chacun de se faire une opinion sans devoir subir l'omerta du pouvoir et de la presse inféodée.
    Je doute qu'il ait ce courage. Car la plupart de ceux qui s'y sont collés ont payé le prix fort de l'exil, du bannissement, de l'expulsion et du renvoi.

    L'Histoire ne sera pas tendre sur cette tranche de vie abjecte qui annonce des temps sombres. Et je suis désolé d'observer que la peur a saisi une bonne moitié de la population pour un virus qui ne fait objectivement pas plus de dégâts que les différentes grippes saisonnières si ce n'est sa transmissibilité spectaculaire. Comme nous pouvons le vérifier en creusant un peu et en décortiquant les chiffres. Ou, plus simplement, en prenant connaissance de la mortalité annuelle toutes causes confondues.

    Ce qui m'inquiète, c'est ce clivage, cette division de la société en deux groupes apparemment irréconciliables et la fuite en avant de ceux qui ne peuvent accepter de se remettre en question lorsqu'on les met en face de l'évidence.
    Cela n'augure rien de bon pour l'humanité.

    Quant aux complotistes, vous pouvez sans autre me balancer dans cette catégorie. C'est vraisemblablement tout ce qu'il vous reste à faire lorsque vous n'avez plus d'éléments probants pour défendre les mesures sanitaires que même l'OMS à ce stade ne préconise plus.
    Je n'ai pas encore fait le tour de la question quant à qui profite ce "crime". Car c'en est un si l'on considère que les victimes de ces mesures sont déjà plus nombreuses que celles du virus. Mais quelque chose me dit que la dette globale des pays n'y est pas étrangère. Le "Reset" du WEF semble une piste crédible. Le programme est annoncé. Libre à vous de vous fermer les yeux, le nez, la bouche et les oreilles. Fermer définitivement tous vos sens en vous éloignant les uns des autres pour ne plus vous toucher. Vous n'esquiverez pas votre responsabilité à ce délire que vous cautionnez par chacune de vos paroles et chacun de vos gestes. Viendra un jour où vous comprendrez, mais le mal sera fait.

    J'en conclus donc que ce que nous reprochons à Pascal Décaillet ici, c'est une projection d'un travers qui imprègne la plupart des hommes. Le péché capital d'orgueil qui nous empêche de laisser un peu de place au doute et qui nous incite à infliger aux autres nos convictions sans faire le moindre effort de remise en question par l'analyse objective des éléments qui nous sont aujourd'hui disponibles et qui confirment que derrière cette crise sanitaire, et celles qui vont inévitablement suivre si ça ne marche pas sur ce coup, se cache un agenda qui fait frémir.
    Un complotisss parmi tant d'autres qui espère pouvoir participer au travail considérable effectué par Jean-Dominique Michel sur ces blogs si la Tdg et Mabut veulent bien véritablement me permettre de bloguer à nouveau.
    Mais j'en doute. Car ils ont la trouille. Comme vous.

  • Personnellement, je vois Monsieur Jean-Dominique Michel plus comme un négationniste un peu gourou que comme un complotiste. Pour lui en effet, il n'y a pas de seconde vague.

    C'est un de ses interlocuteurs, Silvano Trotta (d'ailleurs participant également au navet "Hold-up" dont j'ai enduré les 2 heures et 49 minutes - mais en deux fois) qui est un complotiste notoire. Et il est convaincu que la Lune est creuse.

    Drôle d'époque.

  • Je vous encourage à vérifier que tout ce que dit J-D M est référencé. Je reconnais que c'est du boulot que de se farcir tous les liens, mais c'est important pour comprendre le message.
    Ainsi, lorsqu'il nous dit qu'il n'y a pas de seconde vague, il ne fait que reprendre les propos des plus éminents spécialistes de la question qui parlent de variant, soit, comme pour les rhumes, une souche mutante du virus qui arrive comme chaque année à cette période.
    Et en sus, cette soi-disant seconde vague reprend exactement la même figure en cloche et est déjà derrière. J'en sais quelque chose puisque je l'ai chopée. Ce qui me met parfaitement à l'aise pour parler en connaissance de cause.
    On attend aussi les chiffres de la grippe saisonnière qui ont miraculeusement disparu des radars. Aurait-elle été absorbée par ce satané virus ?

  • Soyez sérieux, Pierre. Ni la première vague, ni la seconde, ne sont en figure de cloche. Schématiquement, on constate d'abord une ascension rapide, puis une diminution lente et progressive.
    Quant à la grippe saisonnière, elle n'a pas “été absorbée par ce satané virus”, comme vous écrivez. L'explication est toute simple: elle a de la peine à percer grâce aux mesures de distanciation sociale adoptées pour lutter contre le coronavirus, qui nous protègent aussi de la grippe.
    Ce n'est pas en vous focalisant sur la contre-propagande négationniste, complotiste et subversive que vous ferez “la part des choses”, comme vous écrivez.
    Et il n'y a pas que le travail de Jean-Dominique Michel qui est référencé. Les oeuvres de Hitler, de Marx étaient aussi référencées. Le TaNaKh, le Nouveau Testament et le Coran regorgent eux aussi de références: “Dieu a dit que”. Est-ce une raison pour se laisser embobiner?

  • S'il est une chose que j'ai comprise avec ce virus, c'est qu'il se propage de manière fulgurante. J'en ai fait les frais en étant pourtant confiné. Il a suffit d'une visite de quelques minutes pour que tous ceux qui habitent notre maison soient infectés. Les mesures de distanciation, même lorsqu'elles sont respectées à la lettre, ne servent à rien. Et c'est bien là que se situe le scandale des mesures sanitaires qui changent sans arrêt car on se rend bien compte que ça ne fonctionne pas.
    Ce que je m'applique à dire c'est que plus vite nous aurons atteint l'immunité collective plus vite nous serons à l'abri. Nous n'y couperons pas. Et personne de sensé ne s'injectera un vaccin qui n'a pas suivi le protocole de vérification qui implique une dizaine d'années au bas mot.
    Mais surtout je dénonce avec d'autres la létalité réelle de ce virus et de ses variants. Ce qui ouvre la discussion des intentions inavouables de tous ceux qui dramatisent et foutent en l'air l'économie en propulsant le plus grand nombre dans la précarité dont nous commençons seulement à mesurer les conséquences. Et qui explique le coup de gueule de Décaillet qui représente les indépendants en péril.
    Il serait d'ailleurs intéressant de faire un sondage sur ces deux groupes irréconciliables. Je suis prêt à parier que la plupart de ceux qui valident les mesures ont leur salaire garanti. Les autres n'ont qu'à crever.

  • Le travail de négationniste me semble plutôt le fait de ceux qui ne veulent pas voir. J-D M fait l'inverse. Il enquête en profondeur, se réfère aux plus éminents spécialistes dans leurs domaines réciproques et résiste avec courage devant le lavage de cerveau planétaire que nous subissons.
    Et c'est tellement facile de le reléguer au niveau d'un complotiste primaire qui imagine la Lune creuse ou la Terre plate.
    N'importe quel individu doté du niveau basique d'intelligence est capable de faire la part des choses. Il semble donc que le débat a quitté la sphère du rationnel pour s'ancrer dans la peur et les réactions du cerveau reptilien, l'amygdale qui court circuite le cortex.
    Je ne sais pas si ça se soigne.

  • On ne va pas commencer à lire tout ce qui se publie sur ces blogs, Pierre Jenni. Ou on le fait en diagonale et par sondages. C'est suffisant pour faire un trend, anticiper l'évolution et maîtriser la situation.

  • Bien parlé Jenni, une fois de plus !

  • En lisant mon (long) commentaire de hier dimanche à 23h15, qui enchaînait sur celui posté par Paul à 17h42, vous aurez peut-être été surpris de ne trouver aucune trace de Pascal Décaillet dans l'organigramme. Je considère en effet que celui-ci ne doit pas quitter son poste d'observateur éclairé de la vie politique genevoise, où il excelle, sa modestie le disputant à son talent. Le rôle étant taillé à la mesure d'un Zarathoustra des temps modernes (y a-t-il plus éclairé qu'un illuminé?), qui mieux que Pascal Décaillet pourrait l'interpréter? À moins de ne voir en lui qu'un Don Quichotte du bleu Léman, pouvant compter, pour masquer ses zones d'ombres, sur les spots complaisants des éclairagistes.

    Par ailleurs, dans le même commentaire, j'ai loué Pierre Maudet pour être allé, dans l'intérêt de la République, suivre des cours de perfectionnement en économie publique à Abu Dhabi. Il a d'autant plus de mérite qu'en bon et loyal serviteur de l'État, il s'est arrangé pour que cela ne coûte pas un sou à son employeur, donc aux contribuables. Il fallait lui rendre cette justice.

  • Les évocations dystopiques d’un gouvernement genevois confié aux mains de figures de l’alt-pensée, de l’alt-droite, des complotistes, négationnistes et autres Illuminati fait froid dans le dos davantage que rire jaune. Ces scénarii (on n’ose parler d’hypothèses) symbolisent l’époque à la perfection.

    Ainsi, dans les sphères complotisto-négationnistes chaque individu, tout pénétré de ses certitudes, y va de ses affirmations, de ses prophéties voire de ses incantations sans jamais ni écouter, ni prendre en compte la position de l’Autre et encore moins les impératifs de la réalité.

    Dès lors, il devient possible de proférer n’importe quelle absurdité et de la présenter comme une vérité absolue. On se rappellera un confrère blogueur (dont on taira le nom par égard pour lui) qui affirme encore, envers et contre tout, que le 45e Président des Etats-Unis a été réélu brillamment.

    Pour en revenir à Monsieur Pascal Décaillet, dans l’hypothèse (probable) où il déciderait de ne pas se présenter à une prochaine élection car ce serait trop risqué pour le "citoyen engagé de la République" (je ne sais pour vous, mais cette affirmation me fait mourir de rire tant elle est grotesque) qu’il pense être, on pourra toujours lui réserver la place de responsable de la propagande du nouveau régime.

  • Bonjour à tous,

    Excellent et un très grand Merci pour ces commentaires de premier ordre, particulièrement celui de la "refonte" du Conseil d'Etat !

    Il me semble qu'il manque une personnalité pour détruire ... les poubelles pardon les papiers dans les corbeilles qui ne devront pas être retrouvés pour éviter un Watergate à la Nixon ...

    Belle journée à tous

  • Et Mme Rabbit décline l'invitation, son expérience de la révolution culturelle l'ayant à jamais dégoûtée de la politique. En plus, l'individu avec lequel elle vit lui pose assez de problèmes comme ça (c'est du moins ce qu'elle prétend).

  • @ Madame Rabbit
    Vous êtes vraiment une sage, Mme Rabbit.
    Si je peux me permettre: ne soyez pas trop dure avec votre mari. Nous tenons à lui sur ces blogs.

  • 杇好木不可雕

    « Le bois putréfié ne peut être sculpté » (Confucius)

  • “Il me semble qu'il manque une personnalité pour détruire (...) les papiers dans les corbeilles qui ne devront pas être retrouvés pour éviter un Watergate à la Nixon ...”

    En effet, M.A. Pour cette tâche et - d'une manière générale - pour faire le ménage, M. David Frenkel me paraît tout indiqué.

  • Chère Mme Rabbit,

    Tout d'abord, sachez que c'est un honneur et un enchantement de vous lire. Sauf erreur de ma part, c'est votre toute première intervention sur un blog.
    Me trompé-je?

    Confucius n'étant pas facile d'accès pour nous autres occidentaux, j'ai cherché quelque aide sur le net pour mieux comprendre le sens de la citation que vous soumettez à notre perspicacité. Je me suis donc rendu sur un site généralement bien informé (pour la précision [*]: https://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-46623.php) et voici ce que j'ai lu:
    “Cette phrase de Confucius contient 7 mots. Il s'agit d'une citation très courte.”
    Est-ce que vous confirmez ?

    [*] Et aussi pour M. Jenni, qui n'accepte que les écrits dûment référencés.

  • M Jenni ayant apparemment une nouvelle idole, rappelons-lui que, comme P. Decaillet, J-D Michel non plus n’accepte aucune remise en question, tous les commentaires qui ne le félicitent pas sont supprimés.

    Cette attitude me semble suffisamment révélatrice, non ?

  • Oui, Diego, j'ai observé ce travers. Mais est-ce une raison de s'attaquer à la personne, son caractère, sa coupe de cheveu et j'en passe ?
    C'est le message qui est intéressant. Nous avons tous nos qualités et nos défauts. Ainsi je continue à lire les billets de Décaillet et je commente en sachant pertinemment qu'il ne me publiera pas. Mais il me lira et mes mots le toucheront puisqu'il me fera l'honneur de la censure.

  • JDM a un petit travers il est vrai...Il s'aime, s'adore et se dore :-)

    Mais...il a apparemment un vaste public. J'imagine par ailleurs que la gestion des commentaires doit prendre du temps quand même. Et plus on a de commentateurs et moins on en a de ce temps. Si en plus il faut commencer à répondre à chacun voir entamer un débat avec l'un ou l'autre...Je ne sais pas vraiment comment on pourrait encore exercer un métier et/ou vaquer à d'autres occupations...

  • Le mari de la mère qui a perdu son chat est un m'as-tu-vu qui a trouvé à l'occasion de cette épidémie le moyen de se pousser du col en organisant sa propre publicité. Tous ses titres d'"expert" sont bidon. Il n'y a que les gogos sans culture scientifique (mais que fait l'école?) pour gober ses fadaises.

    https://menace-theoriste.fr/jean-dominique-michel-imposteur-de-lanthropologie-medicale/

    Un imposteur donc. Et un manipulateur. Apparemment certains sont heureux d'être manipulés.

  • Voilà ce qu'a prétendu le mari de la mère qui a perdu son chat:
    «D’après ce qu’on sait aujourd’hui, les caractéristiques de l’épidémie de Covid-19 en termes de contagiosité, de dangerosité et de létalité, sont exactement les mêmes, en terme d’ordre de grandeur, que les épidémies d’influenza qu’on a année après année. Ni plus, ni moins.»

    https://www.heidi.news/sante/que-penser-des-interventions-de-jean-dominique-michel-sur-l-epidemie

    Il suffit de consulter les statistiques de la Confédération sur les causes des décès en Suisse pour constater que c'est un mensonge.

  • On reparlera de tout ça dans quelque temps...

    Vous verrez qu'on va bien s'amuser :-)

    https://sun9-30.userapi.com/aZTIhEiIP2t2E2GB18KT50vEZ8SNR70BqEwQPA/qhxFiigABJE.jpg

  • Elle est intéressante, Steve, votre allusion à la mère Michel, à son mari et à son chat.

    L'histoire est peu connue mais j'aimerais vous la conter.

    Le bruit courait que la mère Michel avait perdu son chat.
    Dans le même temps une autre rumeur, affirmant que le bon roi Dagobert avait mis sa culotte à l’envers [1], se répandait parmi le peuple [2], suscitant à la fois rires et indignation.

    Les deux nouvelles parvinrent coup sur coup, durant la même pause café, aux oreilles d’un jeune [3] et ingénieux [4] reporter plein d'avenir, du nom de Pascal Décaillet. Plus concrètement, la première nouvelle entra tranquillement par son oreille droite, la seconde s’enfila prestement dans son oreille gauche, et les deux (on veut parler des nouvelles, pas des oreilles [5] se joignirent à mi-chemin [6]; là, elles se mirent à tourbillonner et, après avoir dansé la sarabande, allèrent se fondre dans l’encéphale du propriétaire des lieux, provoquant cette légère enflure corticale qu’épistémologues généticiens et embryologistes parisiens s’accordent à mettre sur le compte d’une idée en gestation.

    Pascal Décaillet, qui rêvait de gloire, ne croyait guère au hasard. Intrigué par la coïncidence entre la disparition du chat et la conduite extravagante du roi, il effectua toute une série de rapprochements et amalgama si bien les éléments à portée de ses petites cellules grises (formule chère à un éminent détective [7]) qu’au moment d’achever son espresso, il fut pénétré d’un soupçon aussi saugrenu [8] qu’insolite, aussi insolite qu’insensé et aussi insensé que saugrenu: et si - en vint-il à penser - le roi Dagobert avait une liaison avec la mère Michel? Flairant le scoop du siècle et fermement résolu à faire toute la lumière sur cette affaire (il voyait déjà le livre qu’il allait lui consacrer battre tous les records de vente), l’homme de lettres entreprit de vérifier l’exactitude des bruits qui circulaient. Une aventure à hauts risques, qu’il allait affronter seul, gardant constamment à l’esprit l’hypothèse hautement improbable, impertinente et libertine que, sous l’influence conjuguée
    - de la caféine, de la nicotine et d’un incessant brouhaha d’une part,
    - d’énigmatiques facteurs endogènes d’autre part,
    son intellect dévoyé avait eu l’audace de concevoir. Une hypothèse que l’on ose à peine nommer, tant le mot qui la résume est détestable et l’acte désigné par ce mot vil et méprisable [9], surtout quand un rapprochement est suggéré entre ce mot et cet acte d’une part, et la personne éthérée d’un monarque éclairé d’autre part. Car tout peuple attend de son roi qu’il soit au-dessus de tout soupçon, ou alors qu’il rende son tablier en même temps que sa couronne, conformément aux préceptes du droit de la royauté tels qu’ils ont été magistralement exposés par le Juge Samuel dans son célèbre ouvrage [10].

    Mais revenons à notre émule de Poirot et à ses travaux d’Hercule. Après avoir
    - soigneusement examiné l’infortunée culotte à la loupe,
    - longuement interrogé la reine, le père Michel, le père Lustucru [11] et saint Éloi [12],
    - renoncé à interroger le chat Pitre (tel était en effet le nom du félin) au motif qu’il demeurait introuvable,
    - confronté les réponses des uns aux réponses des autres et
    - invité respectueusement le roi ainsi que la mère Michel à prendre position sur les explications fournies par les uns et par les autres,
    il aboutit à la conclusion suivante: la rumeur n’était pas dénuée de tout fondement mais elle ne rendait pas fidèlement compte de la réalité. En effet, ses investigations lui avaient permis d’établir que
    - le chat n’était pas un chat mais une chatte;
    - la culotte n’était pas une culotte mais un culot;
    - ce culot n’était pas l’apanage du roi Dagobert mais celui du père Michel;
    - la chatte n’appartenait pas à la mère Michel mais à la reine;
    - il n’y avait eu aucun rapport, intime ou non, entre le bon roi Dagobert et la brave mère Michel;
    - par contre, il semble bien qu’entre la reine et ce culotté de père Michel... de même qu’entre la reine et cette bonne pâte de Lustucru... de même qu’entre la reine et ce diable d’Éloi...
    Bref, l’histoire aurait effectivement mérité d’être contée par le menu dans un livre à rebondissements que son auteur aurait pu dédier, au choix, à la chatte de la reine, à la culotte du sieur Michel, au père Lustucru ou à ce cher saint Éloi, pour ne citer qu’eux. Las! Jugeant le sujet trop sensible et ne voulant pas courir le risque de voir sa jeune et prometteuse carrière compromise par un scandale (il se rattrapera plus tard en s'en prenant au Conseiller d'État Mauro Poggia) [13] qui aurait éclaboussé non seulement la famille royale, la famille Michel et la famille Lustucru, mais aussi et surtout notre sainte mère l’Église, Pascal Décaillet décida de garder secrets les résultats de son enquête et d’écrire un autre livre, traitant d’un sujet moins scabreux, sans rapport avec le culot légendaire du père Michel, avec la chatte vicieuse de Sa Gracieuse Majesté [14] ou avec les galipettes polissonnes de l’évêque de Noyon.

    –––––––––––––––––––––

    [1] La chanson de Dagobert, destinée à ridiculiser la royauté, date de la Révolution française.
    [2] “Le peuple avait entendu dire que le roi (...)” (II Samuel 19:2).
    [3] Aussi jeune que Tintin.
    [4] Aussi ingénieux que le valeureux chevalier errant à la Triste Figure, le très remarquable et non moins célèbre hidalgo don Quichotte de la Manche.
    [5] Cela s’entend.
    [6] L’une au moins de ces nouvelles étant choquante, il n’eût pas été abusif d’écrire qu’elles s’entrechoquèrent à mi-chemin.
    [7] On aurait aimé glisser, à l’intérieur de la parenthèse qui va se refermer, une allusion à la moustache bien lisse de l’ex-officier de la police belge imaginé par Agatha Christie, mais on s’en est abstenu afin de ne pas alourdir la phrase. Pour la même raison, on a renoncé à faire intervenir le lieutenant Columbo, son imperméable, son cigare, sa Peugeot 403, son basset et son inévitable épouse.
    [8] “Je dirai même plus: non seulement ce soupçon était saugrenu mais il était également farfelu, sot, ridicule, abracadabrant, extravagant, stupide, idiot, absurde et aberrant; bref, il était aussi insolite qu’insensé” (extrait des Aphorismes des Dupond-Dupont, ouvrage non publié; le manuscrit de ce petit chef-d’oeuvre, préfacé par le Professeur Tournesol, est conservé dans la bibliothèque du château de Moulinsart, en Belgique).
    [9] Puisqu’il est ici question d’adultère, c’est le lieu et le moment de se remémorer ce que Jésus, dans son immense sagesse, a dit à propos de ce péché capital: “Quiconque jette sur une femme un regard de convoitise a déjà commis dans son coeur un adultère avec elle. Si donc ton oeil droit te fait tomber dans le péché, arrache-le et jette-le loin de toi” (Matthieu 5:28-29). Pour cette opération, l’emploi d’un tire-bouchon est préférable à celui d’une tenaille. À noter que les couteaux suisses ont été pensés et équipés en conséquence, aussi est-il recommandé de toujours en avoir un sur soi. Les cyclopes, eux, pourront toujours recourir à un forceps.
    [10] “Samuel exposa au peuple le droit de la royauté; il l’inscrivit dans un livre qu’il déposa devant l’Éternel” (I Samuel 10:25). L’original de ce livre est disponible dans les archives célestes tandis qu’une copie, malheureusement interdite de consultation, est jalousement gardée dans les archives secrètes du Vatican.
    [11] Interlocuteur de la mère Michel dans la chanson.
    [12] Interlocuteur du roi dans la chanson de Dagobert. Trésorier du royaume et conseiller du roi mérovingien Dagobert Ier, qui régna de 629 à 638, Éloi fut nommé évêque de Noyon-Tournai en 641. Il fonda de nombreux monastères avant de mourir en 660.
    [13] “Malheur à l'homme par qui le scandale arrive” (Matthieu 18:7).
    [14] On aurait aussi pu écrire: “(...) avec la chatte gracieuse de sa Vicieuse Majesté”. En effet, il est de notoriété universelle que la grâce et le vice ne s’excluent nullement (on les trouve même souvent réunis, à l’instar de la laideur et de la vertu), de sorte que rien n’empêche d’imaginer une chatte (fût-ce la chatte velue d’une reine) ou même une reine qui soit à la fois gracieuse et vicieuse. Mais, dans ce genre de situation, il est de bon ton d’attribuer la Grâce à la reine et le vice au chat, quand ce n’est pas au cochon ou au valet. “Selon que vous serez puissant ou misérable” (Jean de La Fontaine, Les animaux malades de la peste).

  • Ça commence à être un peu touffu, un panda n'y retrouverait plus ses petits.
    Quelle était la question ?

  • Confucius ayant dit
    “Le bois pourri ne peut être sculpté”,
    Shakespeare ayant affirmé
    “Il y a quelque chose de pourri dans le Royaume de Danemark” (Hamlet, acte I, scène 4)
    et Pascal Décaillet ayant décrété
    “Non seulement le Conseil d'Etat est incapable de prendre la moindre distance par rapport à une bureaucratie sanitaire qui le tétanise, mais il se montre d'une suintante servilité face aux puissances financières de ce pays” (https://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2020/11/22/conseil-d-etat-tetanise-et-servile-310886.html),
    la question me semble être:
    “Y-a-t-il quelque chose de pourri dans la République et canton de Genève?”

    À ce sujet, voici quelques pistes tirées des saintes Écritures :

    • “Pour lui [le Léviathan, plus connu sous le pseudonyme de Pascal Décaillet] le fer est comme de la paille, et l’airain comme du bois pourri” (Job 41:18 ou 41:27, selon la numérotation adoptée).

    • “Vous qui êtes riches, pleurez et gémissez à cause des malheurs qui vont s’abattre sur vous! Vos richesses sont pourries” (Jacques 5:1-2; selon certains, cette prophétie serait à l’origine de l’adage “Pleurera bien qui pleurera le dernier”).

    • “La mémoire du juste est en bénédiction, mais le nom des méchants tombe en pourriture” (Proverbes 10:7).

    • “Malheur à ceux qui (...) enlèvent aux innocents leurs droits!
    C’est pourquoi, comme une langue de feu dévore le chaume,
    Et comme la flamme consume l’herbe sèche,
    Ainsi leur racine sera comme de la pourriture,
    Et leur fleur se dissipera comme de la poussière” (Ésaïe :22-24).

    • “Leur chair tombera en pourriture tandis qu’ils seront sur leurs pieds, leurs yeux tomberont en pourriture dans leurs orbites, et leur langue tombera en pourriture dans leur bouche” (Zacharie 14:12 ).

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