M l’increvable

J’ai quitté Genève il y a quelques mois, pour mon grand soulagement. J’étais devenu las des politiciens retors et menteurs, des journalistes locaux, des impôts confiscatoires et d’une classe politique incapable de se regrouper aux fins de faire face de manière positive et constructive aux défis du XXIe siècle.

Et donc M, l’increvable margoulin, se place en seconde position de l’élection partielle du 7 mars. Nul doute que ses partisans verront dans ce score la lueur d’espoir d’un retour de celui qui s’est présenté devant l’électorat en condamné pour acceptation d’un avantage.

Au-delà des manœuvres partisanes de la gauche et de la droite (8 candidats pour un siège, on croit rêver) on fait le constat du dilemme dans lequel M place désormais la république. Voter pour lui ou voter pour une écologiste pas vraiment connue et au parcours politique incertain…

Vraiment? Quel choix…

En dépit des irréductibles pro-margoulin, sous l’égide d'un "élan radical" (dont on notera que l’un des anagrammes est «ADN canaille»), peut-on vraiment voter pour lui, la honte de la République? Le faire correspondrait à vouloir placer aux affaires un menteur récidiviste, un manipulateur, un lamentable manager sans scrupules, imbu de lui-même et au bilan plus que mitigé. Un repris de justice, aussi.

Elire l’écologiste devrait donner bonne conscience à quelques gauchos bobo ainsi qu’à ceux qui se préoccupent de l’environnement et de notre qualité de vie, mais quoi de plus?

François Miterrand avait dit d’une élection présidentielle française qu’entre «la peste et le choléra, on ne choisit pas». Je ne voudrais pas être électeur genevois et avoir à faire un tel choix.

Décidément, Genève et les méandres de sa vie politique ne laisseront pas de nous surprendre. Mais une chose est certaine. Ce dernier dimanche, Genève a confirmé son statut de République pas tout à fait bananière mais presque.

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Commentaires

  • Rien à redire.

  • S'il n'y avait que ça... Il est improbable que plus de 50% des électeurs de ce pays comprennent les implications économiques de leurs choix politiques: laisser un singe jouer à pile ou face donnerait les mêmes résultats.

  • "Peste ou choléra ?"

    Sans vouloir jouer au pinailleur de service, le mot appartient à feu Jacques Duclos, candidat coco malheureux à la présidentielle de 1969 (plus de 20 % quand même) à propos du choix entre Pompidou et Poher…

    A tout prendre, mieux vaut le choléra, vous le conseille, plus simple de s’en sortir avec une réhydratation saline le plus souvent… Bien sûr, faut encore qu’il y ait de l’eau potable à disposition, autrement on vibrionne, mais pas vraiment de plaisir…

  • Gislebert, vous avez raison. Il me semblait que c'était Miterrand, pourtant, arrivé troisième au premier tour, en 1969... Je dois avoir l'excuse de l'âge, probablement...

  • Damned encore un choix cornélien...
    Pour faire zen je dirais un coup de bâton si tu parles, un coup de bâton si tu te tais

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