Déployer ses ailes

"Avant de déployer nos ailes, nous n'aurons aucune idée de jusqu'où nous pourrons voler" - Napoléon Bonaparte

Liu_DSCF0165_BW.jpg

Berlin Burlesque Festival, octobre 2021 Artiste Liu Boheme

Commentaires

  • Liu se prend-elle pour un cerf-volant ? Ou est-ce la façon chinoise de mettre à sécher son linge (sale) en famille ? Ou peut-être mime-t-elle en burlesque baudelairienne l’incontournable Albatros, « vaste oiseau des mers,… que ses ailes de géant empêchent de marcher…. »

    A propos, aimables collègues de lectorat, connaissez-vous l’autre Albatros, presque contemporain, celui de Leconte de Lisle ? Lapin certainement, qui s’intéresse aux oiseaux de passage, surtout les prédateurs qui pourraient fondre sur sa nichée, toutes serres déployées, aucun risque avec les albatros…Petit m c’est moins sûr, elle, à part les quadrupèdes qui piaffent et hennissent et le phylloxéra et le mildiou qui bousillent les vignes, les bestioles hein…. Quant à Mario, l’albatros, il doit confondre avec la colombe qui symbolise l’Esprit-Saint de la Trilogie.

    Il est temps de relever le niveau des débats dans ce blog qui part à vau-l’eau.
    Un petit rappel s’impose donc, ça va vous plaire, c’est descriptif avec tout plein d’images et d’énumérations :

    L'albatros

    Dans l'immense largeur du Capricorne au Pôle
    Le vent beugle, rugit, siffle, râle et miaule,
    Et bondit à travers l'Atlantique tout blanc
    De bave furieuse. Il se rue, éraflant
    L'eau blême qu'il pourchasse et dissipe en buées ;
    Il mord, déchire, arrache et tranche les nuées
    Par tronçons convulsifs où saigne un brusque éclair ;
    Il saisit, enveloppe et culbute dans l'air
    Un tournoiement confus d'aigres cris et de plumes
    Qu'il secoue et qu'il traîne aux crêtes des écumes,
    Et, martelant le front massif des cachalots,
    Mêle à ses hurlements leurs monstrueux sanglots.
    Seul, le Roi de l'espace et des mers sans rivages
    Vole contre l'assaut des rafales sauvages.
    D'un trait puissant et sûr, sans hâte ni retard,
    L'oeil dardé par delà le livide brouillard,
    De ses ailes de fer rigidement tendues
    Il fend le tourbillon des rauques étendues,
    Et, tranquille au milieu de l'épouvantement,
    Vient, passe, et disparaît majestueusement.

  • Que de poésie dans la photo !

  • Liu, des bambous, des montagnes et des grues des immortels taoïstes : nous sommes bien en Chine.

Les commentaires sont fermés.