Mauvaise presse - Page 2

  • M l’increvable

    J’ai quitté Genève il y a quelques mois, pour mon grand soulagement. J’étais devenu las des politiciens retors et menteurs, des journalistes locaux, des impôts confiscatoires et d’une classe politique incapable de se regrouper aux fins de faire face de manière positive et constructive aux défis du XXIe siècle.

    Et donc M, l’increvable margoulin, se place en seconde position de l’élection partielle du 7 mars. Nul doute que ses partisans verront dans ce score la lueur d’espoir d’un retour de celui qui s’est présenté devant l’électorat en condamné pour acceptation d’un avantage.

    Au-delà des manœuvres partisanes de la gauche et de la droite (8 candidats pour un siège, on croit rêver) on fait le constat du dilemme dans lequel M place désormais la république. Voter pour lui ou voter pour une écologiste pas vraiment connue et au parcours politique incertain…

    Vraiment? Quel choix…

    En dépit des irréductibles pro-margoulin, sous l’égide d'un "élan radical" (dont on notera que l’un des anagrammes est «ADN canaille»), peut-on vraiment voter pour lui, la honte de la République? Le faire correspondrait à vouloir placer aux affaires un menteur récidiviste, un manipulateur, un lamentable manager sans scrupules, imbu de lui-même et au bilan plus que mitigé. Un repris de justice, aussi.

    Elire l’écologiste devrait donner bonne conscience à quelques gauchos bobo ainsi qu’à ceux qui se préoccupent de l’environnement et de notre qualité de vie, mais quoi de plus?

    François Miterrand avait dit d’une élection présidentielle française qu’entre «la peste et le choléra, on ne choisit pas». Je ne voudrais pas être électeur genevois et avoir à faire un tel choix.

    Décidément, Genève et les méandres de sa vie politique ne laisseront pas de nous surprendre. Mais une chose est certaine. Ce dernier dimanche, Genève a confirmé son statut de République pas tout à fait bananière mais presque.

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  • Lettre ouverte à Monsieur Pascal Décaillet (2)

    Monsieur Pascal Décaillet,

    Il y a les négationnistes et autres complotistes sévissant sur cette plate-forme. Et il y a vous, qui jugez de tout et de rien, qui octroyez votre imprimatur aux suiveurs qui pensent comme vous et les autres que vous bloquez – j’en suis est et c’est sans doute un honneur.

    Dans trois récents billets, intitulés «Anti-Trump, défoulez-vous, c'est votre jour!», «Capitole: le bal des revenants» et «Le populisme n’est pas une parenthèse» vous vous lâchez, une fois de plus, avec une salve de propos forts désobligeants à l’encontre de la presse locale, des Démocrates, du Président Biden et d’une cérémonie protocolaire pourtant conforme à toutes celles qui l’ont précédé.

    On connaît vos penchants trumpistes, votre goût pour l’alt-droite et ses discours pseudo-légitimistes et le populisme en général – que vous tentez de déniaiser et d’absoudre par le biais de vos écrits. On connaît aussi votre détestation de la presse locale dite «mainstream». On ne sera dès lors pas étonné de vos récents dépôts.

    En premier lieu, je suis tenté de vous rappeler que le verbe déchoir signifie la perte d’un droit ou d’une fonction en raison d’une sanction… En ce sens, Donald J. Trump a bien été déchu de son mandat présidentiel en suite de la sanction de l’électorat. Ainsi d’ailleurs que ses prédécesseurs n’ayant pas été réélus. Ce n’est évidemment pas le cas de Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama qui ont accompli les deux mandats que la constitution pouvait leur accorder.

    Votre second billet reflète quant à lui un manque de connaissance des traditions qui prévalent encore aux Etats-Unis, en dépit des efforts répétés du 45e président de les mettre à mal.

    Ainsi, la prestation de serment d’un président élu est sans doute la cérémonie la plus «bipartisane» du pays. La tradition (et non la restauration ou un retour à un quelconque ancien régime, comme vous l’insinuez) est que les anciens présidents y prennent part, ainsi que plusieurs représentants du Sénat et de la Chambre – et pas uniquement des dignitaires des précédentes administrations Démocrates.

    Si vous aviez fait quelques devoirs, en lieu et place de produire des effets de manche épistoliers, vous auriez constaté la présence à la cérémonie de nombre de Républicains farouches opposants aux Démocrates ces dernières années : les Sénateurs Mitch «Moscow Mitch» McConnell (R-Kentucky), Lindsay Graham (R-Caroline du Sud), du Représentant Kevin McCarthy (R-Californie) notamment et en plus du Vice-Président sortant Mike Pence. Contrairement à Donald J. Trump, ces derniers ont accepté cette sorte de trêve protocolaire – ce qui ne les empêchera sans aucun doute pas d’attaquer durement l’administration Biden dès les prochains jours.

    Il n’y a donc de «restauration» que dans votre esprit et je crains que ce terme ne serve en l’occurrence qu’à occuper un terrain éditorial dont je vous concède la grande pauvreté.

    Quant à la presse «mainstream» que vous abhorrez, il me semble que vous en êtes un produit direct, et non un dérivé, un précipité ou un succédané – toujours à faire la leçon, avec cependant une certaine arrogance et une bonne dose de condescendance en plus.

    Je ne sais si le populisme dont vous vous réclamez est une parenthèse. Ce qui en est une, fermée pour l’instant, c’est celle du trumpisme et c’est une excellente chose. Non seulement le monde n’entendra plus les mensonges et autres stupidités que proférait Donald J. Trump au quotidien, mais ce dernier sera vraisemblablement rattrapé par ses créanciers. Peut-être devra-t-il alors, pour une fois, rendre des comptes, des vrais.

     

  • Les méfaits de l'instruction

    "Principal résultat de l'instruction obligatoire: les graffiti sur les monuments publics" - Jean Dutourd

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    Genève, novembre 2020

  • Lettre ouverte à un conseiller d'Etat démissionnaire

    Monsieur le Conseiller d’État démissionnaire,

    Depuis plus de deux ans, je suis les péripéties de votre «affaire» qui me consternent.

    Vous avez dissimulé, puis menti effrontément.

    Vous avez eu une attitude indigne d’un élu – et qui a fait de vous la risée de la Suisse entière qui se gausse tous les jours des récents développements de cette Genferei dont la République n’avait aucun besoin.

    Je vous l’avais personnellement écrit, en 2018 puis en 2020. A ma dernière missive, vous avez répondu en affirmant que mes propos avaient le «mérite de la cohérence à défaut de celui du discernement». Je ris encore de ce bon mot.

    Mais, prompt à donner des leçons à autrui, vous n’êtes pas disposé à les appliquer à vos propres actes. Les récentes nouvelles parues à votre sujet, portant sur vos expéditions nocturnes et vos relations avec les collaborateurs de votre département qui apparemment souffrent de votre manque caractérisé de compétences managériales sont simplement édifiantes. Je suis convaincu qu’ils ont raison de se plaindre de vos attitudes de type dictatorial.

    Vous avez aussi porté plainte contre la consultante spécialisée en ressources humaines qui a audité le fonctionnement du département dont vous étiez responsable, arguant du droit d’être entendu. Par là même, vous vous attaquez à la forme en vous gardant bien d’évoquer le fond. C’est bien normal car ce que l’on sait de ce dernier est affligeant.

    Vous n’avez jamais travaillé dans le monde réel, jamais. Depuis votre plus jeune âge, vous appartenez au monde de la politique qui fonctionne dans des logiques d’influence et de pouvoir et non de collaboration. On pourrait éventuellement excuser votre inexpérience si vous ne faisiez montre d’une arrogance et d’un aveuglement qui défient l’entendement.

    Vous avez ainsi voulu faire déplacer la date de votre procès pour acceptation d’un avantage, au prétexte que vous serez en pleine campagne électorale en février 2021. Et là, je me permets de vous poser cette question: quels sont les usages ou règles qui permettent à un prévenu de faire reporter la date de son procès car celle-ci ne lui convient pas pour des motifs électoraux ? En l’état, force a été de constater que les logiques de pouvoir évoquées plus haut ne pouvaient – fort heureusement – s’appliquer.

    Un quarteron de vos disciples a récemment créé «l’élan radical», afin de soutenir votre candidature et propager votre «idéologie». Si ce choix parait relever d’une certaine logique dans la foulée de votre exclusion du PLR, il n’en n’est pas moins ridicule et dénué de tout fondement tant ses chances électorales sont minimes, car elles ne tiennent que sur vos épaules devenues bien fragiles. Il y a en effet fort à parier que l’électorat genevois fera preuve de davantage de sagacité que vous n’en n’avez montré des dernières années et vous renverra sans ménagement à vos affaires personnelles.

    Votre dernière idée est d’ouvrir une permanence pour soutenir et conseiller les entreprises en souffrance relativement au Covid-19. Là, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. On se demande bien quels conseils vous pourrez bien prodiguer, aux frais de la collectivité, vous qui n’avez jamais eu d’emploi salarié ni d’expérience entrepreneuriale. Là, vraiment, toutes les limites sont allègrement franchies.

    Tout cela pour dire, Monsieur le Conseiller d’État démissionnaire, que vous devriez vous départir de ce qui reste de vos fonctions tout de suite, et épargner à la République le dernier acte du triste spectacle que vous lui infligez depuis de longs mois, à force de ne pas prendre et assumer les responsabilités de vos propres actes.

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  • Lettre ouverte à Monsieur Pascal Décaillet

    Monsieur Pascal Décaillet,

    Depuis des années, vous exercez la profession de journaliste et de "petit entrepreneur". Ces qualités semblent vous autoriser à commenter l’actualité dans tous les domaines de la vie politique locale, très locale, avec quelques incursions heureusement assez rares en matière de politique internationale. A titre personnel, je vous vois davantage comme un polémiste local que comme un journaliste.

    Depuis quelques temps (de pandémie), vous vous en prenez aux autorités genevoises en général et au Conseiller d’Etat Mauro Poggia en particulier – ainsi qu’à ce que vous appelez les "machins" (terme très gaullien), coupables selon vous et votre vision de la démocratie, de gouverner au détriment des "trois échelons" de la prise de décision stratégique, de déléguer l'exercice du pouvoir à la "bureaucratie sanitaire".

    Plus récemment, dans un brûlot intitulé "Mauro Poggia, le petit dictateur cantonal", vous vous lâchez sans aucune retenue. Le problème de cette intervention est que vous prenez prétexte de l’actualité (en l’occurrence le style de Mauro Poggia) pour donner quelques leçons de morale et d'exercice du pouvoir.

    Monsieur Mauro Poggia a pris ombrage de vos propos et vous réplique sur Facebook. Il vous reproche de tenir des propos visant à "susciter la haine". Le vieil adage dit: "qui sème le vent récolte la tempête"...

    Et que faites-vous en retour? Vous vous fendez d’une lettre ouverte à Madame la Présidente du Conseil d’Etat dans laquelle vous parlez de vous en tant que "citoyen engagé dans la République". Vous vous permettez un jugement péremptoire sur son collègue élu, que je n’ose reproduire ici tant il est outrancier. Tout cela est très infantile, finalement et parle davantage de vous que de l’objet de votre ressentiment.

    Il me paraît pourtant qu’à toute action correspond une réaction. C’est cette dernière, constituant une réponse à vos propres affirmations, que vous ne semblez pas apprécier à sa juste valeur. En réalité, vous avez pris une petite pichenette en retour de propos assez désobligeants. Mais il est vrai qu’il est plus facile de délivrer les coups que de les recevoir.

    Et c’est assez amusant car dans votre position de journaliste, vous ne prenez aucun risque, aucune décision et ne gérez en rien les affaires de la République. Vous n'êtes engagé en rien; vous ne faites que commenter et ne menez aucune action concrète. Au temps pour le "citoyen engagé dans la République".

    Si je puis me permettre un conseil, présentez-vous à une prochaine élection, il y a en effet une place à prendre au Conseil d’Etat en mars 2021. Mais attention, vous risqueriez être élu et, du coup, vous devriez agir plutôt que de causer et dispenser vos bons conseils ou injonctions. Ce serait un changement intéressant, assurément.

    Avec mes salutations distinguées.

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