IVG

  • Ne pas se taire, ne pas laisser braire

    Il m’est revenu qu’il y a quelques jours, à Genève, quelques dizaines d’agités dûment chaperonnés par des curés en mal de paroissiens ont manifesté en faveur de la restriction de l’accès à l’IVG au nom d’une lutte contre la «pensée unique».

    Sans doute encouragés par la récente décision de la cour suprême des Etats-Unis, paraphrasant l’acronyme IVG en «Interruption d’une Vie Gênante» les manifestants fustigent ce qu’ils appellent la pensée unique qui, selon eux, banaliserait l’avortement.

    On doit l’affirmer haut et fort: la pensée unique, ce sont eux qui l’ont. Car en effet, leur unique préoccupation est d’interdire l’avortement ou à tout le moins d'en restreindre drastiquement l’accès.

    On doit dire une chose clairement à ces gens. Personne ne les empêche de ne pas avorter et personne ne le leur reproche. Qu’ils laissent donc les femmes désireuses de pratiquer une IVG le faire. Et en ce qui concerne les curés obscurs qui, emplis d'espoir, pensent que «Ce qui se passe aux États-Unis peut se passer en Europe, en Suisse», il n’y a qu’une seule parade: défendre bec et ongles les libertés acquises et renvoyer ces apôtres de la «pensée unique» à leurs paroisses.

    Mais surtout, ne pas se taire et ne pas laisser braire.