M le Maudet

  • Tous au service de Genève

    Ils se disent tous au service de Genève. Le Margoulin, Philippe Morel et maintenant Guy Mettan se recyclent. Ils ont mangé à tous les râteliers. Vont-ils créer un club?  Vraiment? N’en jetez plus, la cour est pleine.

    Je pense que ces Messieurs commettent une sérieuse erreur de sémantique. Ils ne veulent pas servir, mais se servir… de Genève pour assouvir leurs ambitions politiques.

    Pourtant, il en va de la  politique comme de la cuisine: les plats réchauffés n'ont plus de saveur.

    Ces recyclés sont pathétiques.

    Je ne résiste pas à citer Karl Marx:

    "L’histoire se répète, tout d’abord comme une tragédie, après comme une farce".

     

  • Fin des blogs, fin du monde?

    Tamedia mettra un terme à l’existence de la plateforme des blogs à fin 2022. Il y a fort à parier que cette décision a été prise avant tout pour des raisons économiques. Il est vrai que cela ne coûtait rien d’avoir un blog sur ce site et que la dépense devait être élevée pour Tamedia dont la mission de philanthropie reste à définir.

    Et, depuis quelques jours, je m’interroge. Est-ce triste ou regrettable?

    Comme dans tout, les blogs montraient le meilleur et le pire. Dans ce dernier registre, je ne regretterai pas les commentateurs racistes, négationnistes, complotistes, obtus ou tout simplement en mal d’exprimer des idées (si l’on ose dire) aussi obscures que frisant l'absolue vacuité. Pas de nostalgie non plus pour les journalistes utilisant ce site pour promouvoir des idées qu’ils exprimaient ailleurs, en plus de prodiguer leurs bons conseils à la classe politique. Ils se reconnaîtront sans doute. Aucune tristesse relativement aux politiciens de toutes tendances qui n'utilisaient les blogs qu'en période pré-électorale (un peu de promotion personnelle pour pas un rond, ça peut servir, n'est-ce pas), ni pour les activistes religieux de tous bords qui voulaient convaincre le bon peuple du bienfondé de leurs dogmes.

    Dans le meilleur, j’ai apprécié quelques consœurs ou confrères qui, par la qualité de leurs billets, m’ont amené à réfléchir et à penser au-delà du premier degré. Merci à elles et eux.

    Ces blogs étaient un fidèle reflet de l'humanité, en quelque sorte, que Tamedia laissait s'exprimer avec une certaine bonhommie et qui, en finalité, participaient d'un salutaire exercice de la liberté d'expression.

    Avoir un blog a constitué pour moi une agréable discipline qui m'a poussé à m’interroger sur les contenus que je voulais publier, et à le faire avec régularité. J’ai eu d’intéressantes interactions avec les quelques fidèles qui ont pris le temps de commenter mon travail. Ces échanges me manqueront. J'avoue enfin que mon blog m’a également servi d’exutoire à l’exaspération que certains politiciens, complotistes et autres électrons libres, genevois pour la plupart, ont provoqué en moi. Ils se reconnaitront également.

    Celles ou ceux qui veulent persévérer à offrir au monde leurs pensées, y compris les plus vaines, devront désormais payer pour le faire. Sans doute cela permettra-t-il un tri salutaire.

    Pour le reste, la vie continue. La fin des blogs de la Tribune de Genève, ce n’est pas la fin du monde.

    Ainsi soit-il.

  • Le Margoulin: retour à la case condamnation

    Au grand Monopoly de la politique genevoise, le Margoulin aura tout essayé. Le mensonge à répétition, les larmes de crocodile, la confession contrite, la prétention d’avoir appris, l’autosatisfaction, l’arrogance et j’en passe sans doute.

    Il s'était trouvé une cour de justice pour l'acquitter, en décembre 2021.

    Hélas pour lui, sur appel du Ministère Public, le Tribunal Fédéral renvoie les juges de Genève à leur devoir de le condamner, ainsi que son acolyte car tous deux

    «étaient conscients du caractère indu de l’avantage et s’étaient accommodés d’en avoir bénéficié en raison de leurs fonctions officielles. Ils se sont dès lors rendus coupables du chef de l’acceptation d’un avantage».

    Et pan. Rien à ajouter.

    Il y a des jours, comme ça, où l’on se remet à croire que la justice fait effectivement son travail et que personne, même le Margoulin, n’est au-dessus des lois.

    Une question demeure: le Margoulin aura-t-il le culot d’aller jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme? Ce feuilleton grotesque continuera-t-il? Ou alors se métabolisera-t-il en une campagne électorale dont on ne peut que penser qu’elle sera assez cocasse s’il persiste dans son intention de candidater? On se réjouit déjà de l’entendre se présenter en parangon de la République, cela contribuera sans doute à pimenter davantage le spectacle ridicule et foutraque de la politique genevoise.

    Question subsidiaire: le Margoulin se rendra-t-il au Qatar pour la coupe du monde de football?  Le suspense est insoutenable.

     

    Post scriptum: ce billet est vraisemblablement l'un des derniers que je publie sur cette plateforme, vouée à disparaître. Merci à toutes celles et ceux qui ont apprécié mes contributions - et aux autres aussi.

  • M, le retour

    C’est avec une consternation certaine que l’on apprend le retour de M en politique. Surprise? Ou pas?

    Là n’est pas la question.

    Mais il commence fort. Il nous dit se présenter pour «défendre les valeurs d’une nouvelle liste» et non par «égotisme». Sur ce dernier point on ne croira aucune de ses bonnes intentions de servir la République. Car par le passé, il a bien confondu l'idée de servir avec celle de se servir, dans toutes les acceptions du terme.

    Comme à son habitude, il joue les effets de manche pour sa communication et réserve ses annonces à une chaîne de télévision locale dont l’animateur, fayot à souhait, le mettra en valeur.

    Toutes celles et ceux qui ont subi ses comportements dictatoriaux à la Ville ou à l’État de Genève ne peuvent que ricaner, mais en jaune, lorsqu’il nous parle, la bouche en cœur, de «libertés et de justice sociale». Il y a fort à parier que ces valeurs ne s’appliquent qu'à lui et lui seul car les autres, en particulier ceux qui travaillent pour ou avec lui, il n’en n’a rien à faire.

    Ce qui le motive est son goût du pouvoir, insatiable, un égo en pleine inflation et un esprit de revanche. Tout simplement.

    Bonne chance, Genève.