Pseudo journalisme

  • Avec sa plume, il se dresse un long panégyrique

    Tout le monde reconnaîtra de qui mon clavier parle.

    Il nous dit qu’avec sa plume, il fait de la radio. J’entends dans ce propos un bruit incessant, une sorte de parasitage ressemblant à ce qu’était en effet la radio de la Peugeot 404 de mes parents lors de la traversée d’un tunnel. Un craquèlement inaudible, un murmure incompréhensible au commun, juste de quoi donner envie d’éteindre le poste.

    On le savait égocentrique, imbu de lui-même, arrogant, ayant une très haute estime de lui-même. Mais de là à dresser ce long panégyrique à sa propre personne… Aïe. La prochaine étape sera peut-être qu'il lance un financement participatif pour faire ériger une statue à son effigie.

    Il me paraît que lorsque l’on n’a rien à dire, il est raisonnable de se taire, plutôt que de parler de soi. Dans ce cas précis, il faut ajouter qu’il est indispensable de laisser braire et de balayer cette prose d'un revers de main lassé.

    Finalement, la fin des blogs de la Tribune de Genève est une excellente nouvelle. Le triste constat quotidien de cette intarissable autosatisfaction nous sera bientôt épargné.

    Ouf.

    Et, cette fois-ci, je n'ai plus rien à dire sur cette plate-forme. Promis juré.

  • Batteries à plat?

    Le journaliste de la Tribune de Genève a eu ce trait de génie pour rapporter la stratégie du Conseil fédéral en cas de pénurie d'électricité cet hiver:

    "Le Conseil fédéral a enfin dévoilé ses batteries"

    Ca ne s'invente pas. Et puis, maintenant, on est tous branchés et au courant.

  • Tous au service de Genève

    Ils se disent tous au service de Genève. Le Margoulin, Philippe Morel et maintenant Guy Mettan se recyclent. Ils ont mangé à tous les râteliers. Vont-ils créer un club?  Vraiment? N’en jetez plus, la cour est pleine.

    Je pense que ces Messieurs commettent une sérieuse erreur de sémantique. Ils ne veulent pas servir, mais se servir… de Genève pour assouvir leurs ambitions politiques.

    Pourtant, il en va de la  politique comme de la cuisine: les plats réchauffés n'ont plus de saveur.

    Ces recyclés sont pathétiques.

    Je ne résiste pas à citer Karl Marx:

    "L’histoire se répète, tout d’abord comme une tragédie, après comme une farce".

     

  • Fin des blogs, fin du monde?

    Tamedia mettra un terme à l’existence de la plateforme des blogs à fin 2022. Il y a fort à parier que cette décision a été prise avant tout pour des raisons économiques. Il est vrai que cela ne coûtait rien d’avoir un blog sur ce site et que la dépense devait être élevée pour Tamedia dont la mission de philanthropie reste à définir.

    Et, depuis quelques jours, je m’interroge. Est-ce triste ou regrettable?

    Comme dans tout, les blogs montraient le meilleur et le pire. Dans ce dernier registre, je ne regretterai pas les commentateurs racistes, négationnistes, complotistes, obtus ou tout simplement en mal d’exprimer des idées (si l’on ose dire) aussi obscures que frisant l'absolue vacuité. Pas de nostalgie non plus pour les journalistes utilisant ce site pour promouvoir des idées qu’ils exprimaient ailleurs, en plus de prodiguer leurs bons conseils à la classe politique. Ils se reconnaîtront sans doute. Aucune tristesse relativement aux politiciens de toutes tendances qui n'utilisaient les blogs qu'en période pré-électorale (un peu de promotion personnelle pour pas un rond, ça peut servir, n'est-ce pas), ni pour les activistes religieux de tous bords qui voulaient convaincre le bon peuple du bienfondé de leurs dogmes.

    Dans le meilleur, j’ai apprécié quelques consœurs ou confrères qui, par la qualité de leurs billets, m’ont amené à réfléchir et à penser au-delà du premier degré. Merci à elles et eux.

    Ces blogs étaient un fidèle reflet de l'humanité, en quelque sorte, que Tamedia laissait s'exprimer avec une certaine bonhommie et qui, en finalité, participaient d'un salutaire exercice de la liberté d'expression.

    Avoir un blog a constitué pour moi une agréable discipline qui m'a poussé à m’interroger sur les contenus que je voulais publier, et à le faire avec régularité. J’ai eu d’intéressantes interactions avec les quelques fidèles qui ont pris le temps de commenter mon travail. Ces échanges me manqueront. J'avoue enfin que mon blog m’a également servi d’exutoire à l’exaspération que certains politiciens, complotistes et autres électrons libres, genevois pour la plupart, ont provoqué en moi. Ils se reconnaitront également.

    Celles ou ceux qui veulent persévérer à offrir au monde leurs pensées, y compris les plus vaines, devront désormais payer pour le faire. Sans doute cela permettra-t-il un tri salutaire.

    Pour le reste, la vie continue. La fin des blogs de la Tribune de Genève, ce n’est pas la fin du monde.

    Ainsi soit-il.

  • M, le retour

    C’est avec une consternation certaine que l’on apprend le retour de M en politique. Surprise? Ou pas?

    Là n’est pas la question.

    Mais il commence fort. Il nous dit se présenter pour «défendre les valeurs d’une nouvelle liste» et non par «égotisme». Sur ce dernier point on ne croira aucune de ses bonnes intentions de servir la République. Car par le passé, il a bien confondu l'idée de servir avec celle de se servir, dans toutes les acceptions du terme.

    Comme à son habitude, il joue les effets de manche pour sa communication et réserve ses annonces à une chaîne de télévision locale dont l’animateur, fayot à souhait, le mettra en valeur.

    Toutes celles et ceux qui ont subi ses comportements dictatoriaux à la Ville ou à l’État de Genève ne peuvent que ricaner, mais en jaune, lorsqu’il nous parle, la bouche en cœur, de «libertés et de justice sociale». Il y a fort à parier que ces valeurs ne s’appliquent qu'à lui et lui seul car les autres, en particulier ceux qui travaillent pour ou avec lui, il n’en n’a rien à faire.

    Ce qui le motive est son goût du pouvoir, insatiable, un égo en pleine inflation et un esprit de revanche. Tout simplement.

    Bonne chance, Genève.